USA : LA SÉGRÉGATION RACIALE MAQUILLÉE EN GUERRE CONTRE LA DROGUE

jim crow

 

QUAND VOUS ENTENDEZ PARLER DE GUERRE CONTRE LES DROGUE AUX USA, ENTENDEZ GUERRE CONTRE LES NOIR.E.S !

« (…) Best-seller aux Etats-Unis, «la Couleur de la justice» vient d’être traduit en français. Le livre démontre qu’avec l’incarcération de masse, les Etats-Unis n’ont pas mis fin à la ségrégation raciale, ils l’ont remodelée (…).

Oui, aujourd’hui, aux Etats-Unis, l’incarcération de masse et la guerre contre la drogue forment un système de contrôle racialisé qui fonctionne d’une façon semblable à la ségrégation (…).

Les Noirs sont surexposés à l’appareil répressif d’Etat. En 2006, 1 homme noir sur 14 est en prison – contre 1 pour 106 pour les Blancs. Il y a plus de Noirs en prison qu’il y avait d’esclaves en 1850 (…).

Le coup de force du livre consiste à resignifier la réalité de ce qui est appelé, depuis 1982, la «guerre à la drogue». CELLE-CI N’EST PAS UNE GUERRE À LA DROGUE. C’EST UNE GUERRE CONTRE LES NOIRS ET L’ÉGALITÉ RACIALE.

Pour comprendre ce qui se passe, il faut opérer une conversion de notre regard et lier la question pénale non pas à l’histoire du droit, des disciplines ou du néolibéralisme, mais à celle de l’oppression raciale (…).

Depuis 1964, la ségrégation est illégale. Hé bien, le système des castes raciales n’en a pas été aboli pour autant. Il a été reconstitué à travers la guerre contre la drogue et l’incarcération de masse (…).

Alexander se demande quelle est la fonction de la guerre contre la drogue. Et elle répond : elle sert à catégoriser les Noirs comme criminels afin de les discriminer (…).

Les jeunes hommes noirs aujourd’hui ont autant de chances de souffrir de discrimination à l’emploi, au logement, aux prestations sociales ou à la participation à un jury, qu’un homme noir à l’époque des lois Jim Crow.»

Les Etats-Unis n’ont donc pas mis fin aux castes raciales. Ils les ont simplement remodelées (…).

Michelle Alexander montre à quel point il est important que la science sociale rompe avec les abdications de l’empirisme qui condamnent à passer à côté des forces opérantes. Mais surtout, elle nous incite à prendre conscience que nous ne savons jamais d’avance la nature véritable d’une institution. L’histoire et les significations nous échappent. C’est cette méconnaissance qui explique pourquoi, bien souvent, nos combats sont vains : nous nous trompons de cibles. A l’heure où la France est traversée par un débat sur les violences policières sur les jeunes Noirs et Arabes, ce livre doit nous inciter à nous méfier des récits trop évidents pour réfléchir le plus radicalement possible sur ce qui y est en jeu. »

Est-il utile de préciser qu’une fois n’est pas coutume un journal tel que Libération montre plus de facilité à parler de la question raciale pour critiquer et pointer du doigt le grand-mechant Racisme blanc États-Unien. Par contre lorsqu’il s’agit de dénoncer la situation raciale en France, Libération et tous ses confrères semblent ne plus avoir d’yeux ni d’oreilles.

Mais éclairé.e.s par cet article peut-être qu’un certain nombre de lecteurs et lectrices comprendront enfin pourquoi nous disons que nous n’avons aucune chance de gagner cette guerre si nous n’apprenons pas à lire entre les lignes de la propagande qui nous « dé-nigre » quotidiennement ; sachant que le Racisme d’État français utilise, lui aussi, la #négrophobie comme une arme (neuro)coloniale d’aliénation et de destruction massive qui n’avoue pas son nom !

#BrigadeAntiNegrophobie (www.amon-france.com)

 

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