Quelques faits marquants


Printemps-été 2005 : 52 morts (dont 33 enfants) essentiellement originaires d’Afrique noire ont péris dans des immeubles et hôtels insalubres parisiens, suite aux incendies meurtriers du printemps-été 2005. Jamais inquiété par la justice, le principal responsable court toujours :

– L’ÉTAT français…

… aujourd’hui encore, coupable des nombreuses formes de discriminations raciales que masquait l’écran de fumée généré par ces incendies (discriminations à l’embauche, au logement…).

A l’époque déjà on pouvait remarquer que les « pouvoirs publics » ont su généralement faire preuve d’une indifférence illégitime devant la détresse des victimes de ces drames successifs, alors que dans d’autres situations, pourtant analogues dans le fond, il y aurait eu un concert d’indignations antiracistes politiques et médiatiques.

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Le 27 octobre 2005, Zyed Benna (17 ans) et Bouna Traoré (15 ans), meurent électrocutés alors qu’ils tentaient de fuir un « contrôle au faciès » perpétré par des policiers en se réfugiant dans une centrale EDF.

Conséquences de cette pratique raciste institutionnalisée : plusieurs semaines DE REVOLTES qui ont été médiatiquement relayées sur le plan international, non sans écorner la carte postale d’une France qui s’est abusivement autoproclamée « Pays des Droits de l’Homme ».

Le décès tragique de ces deux mineurs français (noir et arabe) victimes de l’injustice de la machine policière et judiciaire française, illustrera avant l’heure une étude du CNRS (2009) soulignant que les jeunes identifiés comme « Noirs » ou « Arabes » ont 6 à 8 fois plus de chances de se faire contrôler, sans raison, que des jeunes perçus comme « blancs »…

S’agissant du jugement de la justice française, un non-lieu a d’abord été prononcé vis à vis des policiers impliqués dans cette tragique affaire rappelant sournoisement que, comme au bon vieux temps de l’esclavage et des colonies, la vie d’un noir ou d’un arabe ne valait pas celle d’un blanc. Puis fin 2012, sous la pression populaire, ce non lieu sera cassé lors d’un autre jugement qui ouvrira les perspectives d’un nouveau procès (à suivre).

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Le 29 Septembre 2005 , dans un autre registre, l’animateur-producteur, Marc-Olivier Fogiel, était condamné par la Justice française pour injure à caractère raciale, après l’affaire du SMS raciste sur « l’odeur des Noirs » qu’il avait lui-même fait rédiger, éditer puis diffuser au cours de son émission « On ne peut pas plaire à tout le monde » (France 3), prenant ainsi en otage la confiance et le libre arbitre de l’opinion publique française.
Malgré cette décision de justice, France Télévision n’a pas jugé utile de prendre des sanctions disciplinaires à l’égard de l’animateur-producteur vedette. Du côté de la classe politique, le silence gêné et la complaisance ont accompagné cette décision inacceptable de la direction de la chaîne publique.

Une fois de plus, cette posture institutionnelle venait implicitement démontrer que la « Négrophobie » n’avait aucune chance d’être fermement combattue dans une France qui n’a jamais manifesté la moindre intention de « réparer » les crimes contre l’humanité (nègre) dont elle s’est ouvertement rendue coupable en pratiquant l’ESCLAVAGE-OCCIDENTALO-CHRETIEN et la colonisation.

Devant l’évidence manifeste qu’il existe un réel « deux poids, deux mesures » attisé par une indignation antiraciste à géométrie variable, qui entretient sournoisement le déficit de citoyenneté dont sont particulièrement victimes les populations noires depuis des siècles en France, nous avons décidé de regrouper nos énergies et de mutualiser nos expertises afin de remédier, par nous-mêmes, à cette état de fait raciste qui n’avoue pas son nom. D’autant qu’une lecture des actualités négrophobes qui mine ledit « pays des droits de l’homme » nous prouve qu’en dépit de la proclamation de la fin de l’ESCLAVAGE-OCCIDENTALO-CHRETIEN en 1848, les institutions de l’Etat français n’ont jamais eu la volonté de combattre le racisme anti-noir qu’elles ont créé à leur image.
Ne pouvant plus nier ces états de faits, nous avons donc décidé de constituer le « Collectif/Brigade Anti-Négrophobie » pour combattre une réalité socio-culturelle (française) largement gangrénée par ce racisme d’Etat particulier que nous avons pris la liberté de baptiser :
« NEGROPHOBIE »

… laquelle « résume l’idée pure et simple d’un racisme anti-noir qui se nourrit de peur, de haine et/ou de mépris pour tout ce qui a trait au monde noir, à la culture noire ainsi qu’à la personne noire ». (cf. livre AUTOPSIE DE LA NEGROPHOBIE-p10).