MALI : Un enfant de 10 ans tué par l’armée (neuro)coloniale française !

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Force est de constater que le mode de communication  qui nous renseigne « subjectivement » sur cette bien pâle tragédie (survenue hors des frontières françaises) ressemble à s’y méprendre à celui habituellement employé  pour justifier ou atténuer la gravité des crimes policiers racistes (autrement répandus à l’intérieur des frontières françaises).

Autrement dit, la présomption d’innocence bénéficie toujours au(x) tueur(s) représentant l’État (neuro)colonial français, tandis que la victime – CETTE FOIS-CI ÂGÉE DE 10 ANS SEULEMENT – se voit contrainte de revêtir (post mortem) le costume bariolé de la présomption de culpabilité que le racisme d’État (français) nous a taillé sur mesure depuis l’époque où il a sciemment perpétré contre nous – noir.e.s – son crime esclavagiste.

En ces termes, sa propagande raciste met tout en œuvre pour que nous ne nous demandions jamais si les militaires ou policiers français, mis en cause dans ces genres d’homicides (stratégiquement présentés comme des bavures), sont potentiellement des assassins en puissance programmés par un logiciel colonial qui ne s’avoue jamais comme tel.

Ainsi n’est-il pas rare qu’une certaine pensée, sculptée à la gloire de la « suprématie blanche », nous conditionne à attendre les résultats d’une pseudo-enquête, commandée par les services d’un Etat (français) – à la fois juge et parti – chargé d’orienter les conclusions provenant de notre libre arbitre (neurocolonisé) sur les rails de ses « blancs » intérêts.

Chacun.e remarquera, par ailleurs, qu’aucune indication ne vient jamais nous renseigner sur le profil du policier ou militaire incriminé (est-il alcoolique, a-t-il des tendances schizophrènes, paranoïaques, psychotiques… ?). Alors que cela pourrait éclairer sous un autre angle (que celui de bienfaiteur de l’humanité) son geste meurtrier. En d’autres termes, aucune hypothèse ne viendra jamais entacher négativement cette incarnation du bras armé de l’État français, père caché de la multi génocidaire Françafrique !

Par contre, s’agissant, par exemple, de ce petit garçon de 10 ans – noir et malien – se pose immédiatement la question de savoir s’il n’était pas « un guetteur »  au service des méchants terroristes contre lesquels la France est en guerre (d’après elle), ou un potentiel « enfant-soldat », voire un terroriste, etc. Il est malheureusement triste de constater que c’est seulement en dernier lieu… et vraiment en dernier lieu… que cette propagande insidieusement raciste évoque la possibilité que cet enfant de 10 ans puisse être tout simplement « innocent » (ceci non sans avoir corrompu l’objectivité de notre libre arbitre avec une avalanche de préjugés négatifs).

Comme dans le cadre des crimes policiers racistes (si bien sur l’on ne se focalise pas sur l’individu mais sur la mécanique systémique d’une police n’étant autre que le bras armé d’un État viscéralement colonial, raciste  et particulièrement négrophobe), les porte-paroles de ce bras dotés d’un permis de tuer (bien que n’étant jamais sur les lieux du crime) plaideront toujours en faveur du ou des tueur(s) missionné(s) par l’Etat, en avançant ce genre de rhétorique bien huilée :

« Les forces de « l’ordre » ont bien évidemment « fait usage de la stricte force nécessaire » dans le cadre de telle ou telle opération ».

En revanche s’agissant de la victime, plus elle est racisée, plus elle se verra réduite aux quelques lignes de son casier judiciaire ou aux forts préjugés coloniaux, qui nous stigmatisent et nous diabolisent depuis des siècles. En résumé, au lieu de jouir de la présomption d’innocence qui devrait être l’apanage de tout justiciable, elle sera d’emblée « CRIMINALISÉE » !

Mais rappelons quelques règles de bon sens !

Un enfant de 10 ans devrait plus que quiconque pouvoir jouir de la présomption d’innocence, vu qu’il ne peut en aucun cas être jugé comme étant pleinement maître de sa conscience (contrairement à un adulte reconnu saint d’esprit). Cela paraîtrait, on ne peut plus évident pour un petit enfant blanc. Alors, reste à savoir pourquoi la question se pose apparemment en d’autres termes lorsqu’il s’agit d’apprécier la situation d’un petit enfant noir lâchement assassiné au Mali ?

Autrement dit, dans l’absolu, un enfant noir n’est-il pas un enfant ? Pourquoi les uns semblent devoir être systématiquement en proie à la déshumanisation, voire à la diabolisation, tandis que les autres de par leur blancheur semblent d’emblée pouvoir être les porte-drapeaux de l’humanité et de la civilisation ? Qui ici décide donc de qui doit vivre ou mourir ? Qui ici s’impose comme le comptable des vies qui comptent et de celles qui compteraient pas ou moins ?

En d’autres termes, nous pensons que même si un enfant blanc de 10 ans s’adonnait à un braquage à main armée où a une opération terroriste dans le métro parisien, la police ou les militaires chargés de le neutraliser réfléchiraient à 10 000 fois avant de lui mettre une balle en pleine tête.  Cela simplement parce qu’ils craindraient les foudres d’une opinion publique qui s’empresseraient de leur rappeler qu’avant d’incarner une potentielle menace leur cible demeure un enfant.

Voila donc pourquoi nous crions ici haut et fort… que ce petit garçon noir et malien, âgé de 10 ans, était avant tout un enfant !

Malheureusement, si l’on procède à une lecture objective de l’histoire raconté par les colons et leurs descendants, on peut se demander si finalement le seul tort de ce petit garçon n’est pas de n’être (ou plutôt d’avoir été) qu’un enfant noir, évoluant dans un espace exploité, pillé (aujourd’hui encore) par cette France coloniale grossièrement déguisée en pays des droits de l’homme ?

En somme, quoi qu’ait fait cet enfant de 10 ans, quel que soit le résultat de cette enquête  (qui sera de toute façon menée en fonction des  sacro-saints intérêts coloniaux français), ce petit enfant de 10 ans était et reste innocent. À fortiori s’il était juste parti regrouper des ânes et chercher de l’eau  comme nous l’indique sa famille.

Ne nous laissons plus embobiner par ces histoires à dormir debout raconté par la même propagande viscéralement raciste et particulièrement négrophobe qui se plaisait a affirmé que – parce que Noir.e.s – nous n’avions pas d’âme et ne valions pas mieux que des sauvages.

Nous ne le répéterons jamais assez :

Quoi qu’il ait fait cet enfant de 10 ans est innocent, tandis que l’armée française – bras armée d’un Etat colonial qui n’avoue pas son nom – est d’emblée coupable…

Coupable de perpétuer (in)visiblement la logique et la mécanique coloniale  de l’État français qui la commande et la finance. Et coupable d’avoir assassinée cet enfant de 10 ans, brutalement ôté à sa famille avant d’être enterré à la va-vite par des soldats français qui, selon toute vraisemblance, n’ont même pas jugé bon de signaler sa disparition. Cela sans doute pour nous rappeler (in)consciemment que nos vies noires ne valent pas les leurs vies blanches ???

Si l’on décrypte cette information tragique au-delà des apparences trompeuses, l’on comprend que l’armée française n’est rien d’autre qu’une force d’occupation coloniale sur le sol africain, comme sur le sol des dits département et territoires d’Outre-mer !

Mais aujourd’hui, plus que jamais nous sommes conscient.e.s d’être pris au milieu d’une guerre (invisible) qui utilise la Négrophobie comme une arme (neuro)coloniale d’aliénation et de destruction massive qui n’avoue pas son nom !

Le pacificateur pour la #BrigadeAntiNegrophobie (Brigade Anti Négrophobie Page Officielle)

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