L’homme Africain est-il assez entré dans l’histoire des Jeux Olympiques ?

VICTOIRE DE LA NATION PANAFRICAINE AUX JEUX OLYMPIQUES DE LONDRES 2012.

        LECON DE PANAFRICANISME :

Jesse OWENS 1936- Hussein BOLT 2012-

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(Photo des JO de Mexico 1968 : poings levés de Tommie Smith et John Carlos (Note 1)

 

 Notre classement

 Vainqueur Hors catégorie :

La Nation Pan-Africaine  138 médailles : 46 or, 33 argent, 60 bronze

(Voir Note 2 :  Notre tableau en annexe)

1er classement officiel  : selon le nombre de médailles par pays-nation :

(Note 3)

1er USA :                          104 médailles : 45 or, 29 argent, 29 bronze

2em Chine                        88 médailles : 38 or, 27 argent, 23 bronze

3em Royaume Uni            65 médailles : 29 or, 17 argent, 19 bronze

4em Russie                       82 médailles : 24 or, 26 argent, 32 bronze

5em Corée du Sud            28 médailles : 13 or, 8 argent, 7 bronze

6em Allemagne                 44 médailles : 11 or, 19 argent, 14 bronze

7em France                       34 médailles : 11 or, 11 argent, 12 bronze

2eme classement (alternatif)  : selon la richesse du pays (nombre de médailles/produit intérieur brut-PIB) ( Note 4)

1er : La Jamaïque : « nation la plus efficace aux JO» selon le Figaro :

2em : Cuba

3em : Corée du Nord

4em : Trinidad et Tobago

3eme classement (alternatif) : (nombre de médailles/ nombre d’habitant)

selon le Guardian et le Figaro  (Note 5)

1er : Grenade

2eme : la Jamaïque

3eme : les Bahamas

 

 1. L’HOMME AFRICAIN EST-IL ASSEZ ENTRE… DANS L’HISTOIRE DES JEUX OLYMPIQUES ?

Des Jeux Olympiques de LONDRES 2012, l’histoire ne retiendra sans doute qu’un seul nom : Hussein BOLT, un Afro-descendant, dont les ancêtres ont été kidnappés et déportés à la Jamaïque par les négriers au service des puissances coloniales et impérialistes, pour en puiser l’énergie jusqu’à la mort. C’est l’histoire qui se répète : des Jeux Olympiques de BERLIN de 1936, l’histoire n’a retenu qu’un seul nom : Jesse OWEN, lui aussi Afro-descendant, petit-fils d’esclave africain déporté qui a apporté, tout seul, par sa seule volonté, une réponse cinglante et définitive à Hitler, censé célébrer lors de ces JO, la supériorité de la race blanche dite aryenne, en remportant sous les yeux d’Hitler lui même, quatre médailles d’or : au 100 mètres, 200 mètres, relais 4×100 mètres, et au saut en longueur, avec une performance mondiale inégalée pendant un demi siècle. (Note 6)

Nous, les Afro-descendants, devons méditer ces symboles. Car les Jeux Olympiques relèvent de la symbolique pure.

A l’heure du bilan des Jeux Olympiques de 2012, les nations qui se targuent d’avoir remporté le plus grands nombre de médailles, sont les grandes puissances de ce monde pour lesquels les Jeux sont devenus une vitrine. Une démonstration de «puissance sportive»  qui remplace subtilement dans l’esprit des peuples manipulés, la démonstration brute de «puissance militaire» (défilé du 14 juillet en France), pour mieux masquer la domination de ces pays sur le monde :  les USA, la Chine, la Russie, le Royaume Uni, l’Allemagne, le Japon, l’Australie, la France etc.

En revanche, l’Afrique noire, une fois de plus, au bas de l’échelle mondiale, du haut de laquelle domine la suprématie blanche, est présentée comme le canard boiteux, le parent pauvre, l’enfant moribond, sur lequel il convient de s’apitoyer et de verser des larmes de crocodiles(ss) …

Dans le domaine de l’olympisme, la volonté de minimiser l’apport de l’Afrique noire est manifeste. Mais cette volonté est l’exact reflet de l’acharnement féroce à minimiser, voire à occulter, tout apport de l’Afrique noire à l’histoire de l’Humanité et des civilisations, dans tous les autres domaines : science, culture, architecture, écriture, mathématiques, l’art etc… puisque selon le représentant de la France, en visite officielle à Dakar en 2007, l’homme africain n’est pas  » assez  entré dans l’histoire» et autrement dit, a donc encore un pied dans  … la «pré-histoire» (Note 7). Et ce, en dépit du cumul de preuves évidentes, flagrantes, écrasantes, toujours plus nombreuses, dans tous les domaines précités, établissant sans conteste, que l’Afrique est le berceau de l’Humanité et de la Science toute entière. Car ce n’est pas un hasard, si cette insulte a a été proférée à l’Université Cheik Anta Diop, comme un crachat sur la tombe du nom d’un des plus grands savants africains, anthropologue, historien, physicien, qui s’est battu toute sa vie, pour la dignité de l’homme Africain, et la reconnaissance de l’Egypte pharaonique nègre, farouchement niée par l’occident contemporain ! (Note 8).  L’attentat était prémédité.

Pour preuve de notre état primitif, l’Encyclopédie UNIVERSALIS nous explique doctement que  :

« de 1960 à 2008, c’est-à-dire en douze éditions des Jeux d’été… l’Afrique s’est adjugée soixante-huit médailles d’or et deux cent cinquante et une médailles au total. Ce bilan, pour un continent entier en un demi-siècle de jeux Olympiques d’été, peut semblerbien maigre. Cette impression mitigée mérite une analyse plus fine, qui la relativise. Tout d’abord, l‘Afrique n’est pas une entité sportive en tant que telle, une « équipe » : il est donc vainc de vouloir comparer son bilan avec celui des grandes puissances sportives,(c’est nous qui soulignons)  car de multiples pays africains, faute de moyens financiers, ne font aux Jeux que de la figuration »  (Note 9)

L’Afrique n’est donc pas une «puissance sportive» (Comme si l’Europe, en était une…).  Elle n’est même pas une «entité sportive (sic)» (comme si l’Europe en était une…). Elle ne l’a jamais été, et sans doute ne le sera jamais. Elle n’est présente aux Jeux Olympique, et peut être tolérée, que pour faire de la figuration ! En quelque sorte, à titre de «faire valoir», et pour entretenir l’illusion d’Universalité des Jeux Olympiques. Bien évidemment, nos maîtres à penser ne nous expliquent pas comment des « non-entités sportives » peuvent, en l’absence de matériel et de financement, fournir des athlètes à des… « puissances sportives « .

Pour 2012, aux yeux de la propagande négrophobe, le bilan du continent Africain n’est pas plus glorieux, preuve supplémentaire confirmant le «postulat-néo-colonial» selon l’homme africain n’est pas «assez entré dans les Jeux Olympiques de 2012».

Qu’on en juge en effet : d’après le classement présenté comme officiel par les média pour les Jeux Olympique de 2012,  les  premières nations au tableau des médailles sont : lesEtats-Unis,  la  Chine , la  Grande-Bretagne , la Russie , Corée du Sud, l’Allemagne , laFrance , l’Italie, la Hongrie, l ‘Australie , le Japon

Le premier pays d’Afrique (noire) de ce tableau, est …  l’Afrique du Sud  au 23eme rang, viennent ensuite l’Ethiopie 24eme, le Kenya 28eme, et l’ Ouganda …53eme,  le Botswana69eme, le  Gabon 71eme.  

Soit un nombre infime d’Etats ! En tout, six Etats sur un continent qui en compte une cinquantaine.

Mais si l’homme Africain a perdu une bataille, il n’a pas perdu la guerre, grâce à   …

2 LA RESISTANCE HEROÏQUE DE L’AFRIQUE ET DES AFRO-DESCENDANTS

La propagande et sa classification «implicite» des continents, mettent donc en évidence, qu’au fils du temps, les sportifs sont devenus des soldats, des représentants de «puissances sportives ». Comme les militaires, ils reçoivent un entraînement, doivent être disciplinés, se tenir au garde à vous lors des hymnes nationaux.

Et si les sportifs, sont théoriquement des citoyens civils, libres, il est toutefois frappant de constater qu’ils n’ont, apparemment pas le droit d’exprimer d’opinion politique contraire à celle du pouvoir en place.

La preuve la plus éclatante et la plus symbolique : les jeux olympiques de Mexico de 1968. Nous avons tous en tête l’image de  Tommie Smith et John Carlos les poings levés, pour exprimer leur lutte pour le respect des droits de l’homme noir dans l’Amérique raciste et ségrégationnistes en conséquence de quoi, ils ont été… déchus de leur titre et …exclus à vie des JO ! …

Comme pour signifier à la face du monde, ce qu’il en coûte au nègre de défier la suprématie blanche, et de vouloir s’élever au-dessus de son rang, quels que soient ses mérites.

Mais malgré cette exclusion, c’est  l’image de ces deux hommes noirs le poing levé, au sommet du podium, que nous avons tous en tête, et que l’histoire a retenue,

image attachée de manière indélébile aux Jeux Olympique de Mexico 1968 :

Bien qu’ils aient été injustement déchus de leur médaille, dans nos têtes et dans nos coeurs, ils la gardent encore. Ils ne l’ont jamais perdue.

Ce qui doit nous faire réfléchir sur la force des images et du symbole… qui explique la rigueur impitoyable et implacable de la réaction de la suprématie blanche !   (Note 1)

C’est une guerre d’images !

C’est Tommie Smith et John Carlos qui ont gagné à la face du monde uniquement avec leurs… poings ! Comme Jesse Owens en 1936 devant Hitler !

Méditons cet exemple.

Les sportifs et singulièrement les sportifs africains, sont les «biens-meubles» de notre époque («bien-meuble» au sens de l’article 44 du Code Noir )(Note 10), des valeurs achetables, négociables, « transférables», au gré des intérêts des Puissances de l’argent. Comme au temps de l’esclavage, les «puissances sportives», ou les «puissances financières» candidates à la «puissance sportive» peuvent les acheter « à coup de milliards d’euros» sur le «marché», dès l’ouverture de la saison, se livrant à une surenchère de plus en plus vertigineuse.

Et pour rendre ces juteuses transactions financières plus opérationnelles, ces sportifs «de haut niveau» jouissent, contrairement aux communs des mortels, du privilège de pouvoir changer de nationalité l’avant-veille… d’une épreuve sportive. Les exemples sont nombreux.

C’est ainsi que nous apprenons que sur vingt joueurs de l’équipe de base-ball grecque, seuls quatre parlent grec ! .

Et la France n’est pas en reste ! On a vu certains athlètes naturalisés quelques mois avant leur titre mondial (Note 11 )

Ce qui a pour mérite de bien mettre en évidence les caractères factices, et mercantiles des nationalismes sportifs et olympiques dont la valeur véritable, la valeur suprême, est l’or ! qui a fait le malheur de l’Eldorado, et fait encore celui de l’Afrique ! victimes de l’instinct de prédation des occidentaux.

La bonne nouvelle pour nous, les Africains et Afro-descendants, c’est que les «petits pays», représentés par les descendants des esclaves africains, ceux dont les ancêtres ont bâti la richesse de ces «grandes» nations orgueilleuses, font, une fois de plus, comme au temps de l’esclavage et de la colonisation, une résistance héroïque et viennent troubler l’ordre de cette domination pompeuse de ces grandes «puissances sportives».

La propagande bat son plein pour masquer, cette réalité qui pourtant crève les yeux de nos écrans de télévision !

Car en y regardant de plus près, on s’aperçoit que la plupart des (anciennes) puissances coloniales et impérialistes, championnes de la propagande, bâtissent leur «puissance sportive» en se «dopant» légalement, du sang et de l’énergie des Africains et Afro-descendants, dont l’unique mérite est d’être présentés, pour une fois, comme des modèles d’une «intégration» réussie. Mais il faut être aveugle pour ne pas voir que l’Afrique est dépouillée d’une grand part de ses forces vives, et les africains, de leur jeunesse, de leur énergie, au profit des (anciennes) puissances coloniales et impérialistes, comme au bon vieux temps de l’esclavage et du colonialisme.

Examinons donc ….

3. LES JO SOUS LES RAYONS X DE NOS ESPRITS CRITIQUES : 

La propagande impérialiste et négrophobe, comme il fallait s’y attendre,  s’est évertuée à propager la sempiternelle image négative du continent Africain, boulet à la traîne de l’occident, en mettant en avant ses échecs et déceptions, en titrant notamment   : « Jeux Olympiques de Londres 2012 : l’Afrique en demi-teinte», « Pas mal de déception pour des valeurs sûres de l’athlétisme africain…»(Note 12).

Mais en dépit de ses efforts intensifs, cette propagande ne passe pas le crible des  Rayons X de Nos Esprits Critiques.

Elle s’inscrit, ni plus, ni moins, dans une tradition multi-séculaire de négrophobie massive plus ou moins grossiere ou subtile selon l’angle de vue.

Pour cette Propagande Négrophobe, l’occasion était trop belle, et le symbole des Jeux, trop beau, pour ne pas démontrer à l’homme africain, une fois de plus, et au reste du monde, combien homme africain est arriéré, y compris dans le sport dont il ignorait jusqu’à l’existence, avant que l’homme blanc, ne lui apporte les bien-faits de la civilisation et de l’esclavage, et que si par hasard, lui, l’homme africain réussit dans le sport (ou ailleurs), c’est grâce aux apports «positifs» de cet homme blanc.

C’est ainsi que par un curieux hasard du classement des Jeux, le premier Etat d’Afrique noire du tableau est… l’Afrique du Sud de l’apartheid !  Seul Etat de l’Afrique noire trouvant grâce aux yeux de la propagande qui en fait l’éloge  : «la grande nation africaine (sic) de ces JO de Londres est l’Afrique du Sud.  Avec six médailles dont trois en or, la délégation sud-africaine a fini à la 24e place… l’Afrique du Sud a rappelé que l’universalité des ces jeux c’est aussi bien une invitation à la tolérance…» ! (Note 13).

Leçon de tolérance, en effet, d’universalité, de démocratie, d’humanité, de respect des droits de l’homme, qui font que par une curieuse coïncidence,  ce jeudi 16 août 2012, 34 « grévistes » ou plutôt 34 héros noirs, se battant eux aussi pour la dignité de l’homme noir, viennent d’être purement et simplement, exécutés à la mitrailleuse, sans autre forme de procès, exécutée, la présomption d’innocence, par les balles criminelles de l’impérialisme le plus vorace qui , depuis des siècles, suce et re-suce le sang de l’Afrique... (Note 14)

Inutile de dire que les quelques rares pays d’Afrique noire y figurant, occupent les dernières places du tableau, reflet de la place que l’occident attribue à l’Afrique dans tous les autres domaines sociaux économiques et culturels. La propagande nous apprend en effet que  la misérable « Mauritanie n’a envoyé que deux athlètes à Londres. Aïcha Fall a participé aux séries du 800 m où elle s’est classée 37e sur 40. La jeune femme de 18 ans a réalisé le meilleur temps de sa carrière et a battu également le record national de Mauritanie en 2’27’’97… » Et la pauvresse a, comme de bien entendu, « profité des Jeux olympiques pour dénoncer les difficiles conditions d’entraînement que rencontrent les femmes de son pays…»  au micro de RFI. (Note 13). C’est bien connu, l’Afrique, c’est l’enfer, il faut y échapper à tout prix, à l’exemple des boxeurs camerounais…

A ce concours de la misère, le Cameroun a remporté en 2012 la médaille d’or, suite à la « désertion » du village olympique de certains sportifs (essentiellement boxeurs), « désertion » rappelant les désertions des athlètes des pays de l’est, pour se réfugier à l’ouest, pour des raisons politiques comme au bon vieux temps de la guerre froide !  Mais les «désertions» des sportifs africains sont plus «économiques» que «politiques» assorties de «mauvais traitements… durant les Jeux Olympiques ! (sic) », de «recherche de sponsors (re-sic) », et de «l’impossibilité de pratiquer leur sport … dans leur pays d’origine …(triple-sic)» (Note 15).

Nous les Africains et Afro-descendants, nous les «minorités visibles» de la France, dont les yeux et les oreilles sont ouverts, en avons assez de cette «visibilité» misérabiliste qui nous présente comme des «sous-hommes», des citoyens de seconde zone.

Le classement des propagandistes ne tient, bien sur, pas compte du nombre d’Athlètes d’origine africaine dont l’Afrique a été privée pour des raisons économiques ou politiques, ou pour des raisons moins avouables, comme par exemple, de « doper » le nombres de médailles d’un pays (note 11).

Et on ne compte pas le nombre de Kenyans ou d’Ethiopiens, entre autres, naturalisés à l’étranger, pour les besoins de la cause (Note 11). Ce qui explique peut être la « perte de vitesse des Kenyans» soulignée par la propagande occidentale.(Note 13)

Mais malgré toute cette propagande des «grandes puissances sportives» relayée par les média à leur solde, elles ne parviennent pas à gommer la résistance des Afro-descendants constitués en «nations» de la Caraïbe, face au rouleau compresseur de la finance mondiale.

Car ces mêmes média ont établi pour 2012 des classements alternatifs fondés sur des critères sociaux économiques, d’où il ressort que la Jamaïque est « la nation la plus efficace aux JO»(Notes 16 et 17), suivie de près par Cuba, la Grenade, les Bahamas, Trinidad et Tobago.

Mais bien évidemment il a échappé à ces média que ces «petites nations» de la caraïbes, sont peuplées… de descendants d’Africains déportés sur des terres étrangères !

Si Hussein Bolt et la Jamaïque sont incontestablement les héros de ces Jeux Olympiques de 2012,

à leurs côtés, figurent un autre héros Pan-Africain  de Trinidad et Tobago, dont l’histoire retiendra le nom,

un junior de 19 ans, Keshorn Walcott, devenu en cette occasion le plus jeune champion olympique du lancer de javelot et le premier champion olympique Pan-Africain de cette discipline ! jusque là réservée aux pays du Nord (Note 18).

L’autre héros incontestable dont l’histoire retiendra également le nom, héros Massaï-Pan-Africain,  jeune Kenyan de 23 ans David Lekuta Rudisha, premier homme à descendre sous les 1 min 41 s sur 800 m (Note 19).

Ses «minorités visibles» ont rapporté à la France, 20,58 % de ses médailles, soit 7 médailles sur 34 dont 2 en or sur un total de 34 médailles, et 2 d’ or sur 11 (Annexe)

Ses minorités visibles d’origine africaines ont rapporté à la Grande-Bretagne, autre puissance coloniale et impérialiste, 8 médailles sur un total de 65, soit 12,30 %, et 5 médailles d’or sur sur 29 (Note 1 )

Aux Etats-Unis les afro-américains ont rapporté 46 médailles sur un total de 104 soit 46,15% et  20 médailles d’or sur total de 45 médailles d’or (Note 1)

Même la Colombie a bénéficié de l’apport des ses «negritudines» qui lui ont permis de rapporter  4 médailles sur 7,   soit   57,14 %   !    (Note 1)

Le Qatar a gagné une médaille grâce à Mutaz Essa BARSHIM sur un total de 2 médailles (Note 1)

La propagande ne résiste donc pas aux  Rayons X, de Nos Esprits Critiques à travers lesquels nous détectons très clairement les fantômes des….

4. «TRI-ATHLETES» : MACHIAVEL , Docteur JEKILL et Mister HYDE,   de leurs vrais noms :

Jean de COUBERTIN – Ernest RENAN – Arthur de GOBINEAU 

armés de leur couteau de boucher :

«Diviser Pour Régner»

Ces présentations caricaturales de l’Afrique et des africains cesseront le jour où l’Afrique et les Afro-descendants en auront pleinement conscience, ouvriront les yeux et auront appris à voir, écouter et réfléchir par eux mêmes, au lieu de s’en tenir à ce qui leur est dit et présenté par les autres ; quand il interrogeront systématiquement les motivations des européens lorsque ces derniers parlent de l’Afrique, des Africains et Afro-descendants.

Ils prendront alors pleinement conscience de la division qui a été semée entre Africains sur le contient africain, et entre Africains et Afro-descendants en dehors du continent.

Il comprendront pourquoi on a appris à ces derniers que leurs ancêtres étaient des gaulois, et que de toute façon, leurs méchants frères d’Afrique les ont vendus …à … ?

Le but de cette division est clair, et nous en voyons les effets aujourd’hui : Nous isoler, nous réduire en l’état de minorités, «visibles et surtout invisibles»  pour nous obliger à nous conduire éternellement en «minorité=mineur=enfant» ; nous faire perdre la conscience de tout ce qui  nous unit ; pour puiser et épuiser nos énergies au profit exclusif des puissances impérialistes.

Car nous savons qui a semé la division entre les Africains, et continuent de le faire : ces mêmes puissances coloniales et impérialistes, qui ont razzié et déporté sauvagement des africains sur des terres étrangères, sur toute la surface du globe, puis, se sont partagées la dépouille du continent Africain lors de la Conférence de Berlin de 1884. On connaît les noms des participants et des signataires. (Note 20)

Ce découpage, arbitraire, de la carte de l’Afrique, que même un aveugle peut lire en brailles, tracé avec une règle et un crayon, par la main des européens, avait un but :brouiller les réalités géographiques, humaines, linguistiques, culturelles du continent, pour les siècles à venir , créer des conflits perpétuels, créer les conditions de désastres justifiant les interventions « humanitaires» des puissances impérialistes, «pompiers incendiaires», soudainement revêtus des habits de bienfaitrices de l’humanité :

«Diviser pour régner»,

telle était la devise de Machiavel et du Sénat d’une des premières puissances coloniales et impérialistes de l’histoire, le Sénat Romain. (Note 21)

A l’évidence, et cela saute aux yeux, telle a été aussi la Devise de la Conférence de Berlin : « Diviser pour continuer de régner » ad vitam aeternam.

Cette «fabrication» de nations africaines, imposées par les anciens colonisateurs, selon leur mode de pensée, est d’autant plus contestable que les européens eux mêmes, promoteurs du concept de «nation» ne sont pas d’accord entre eux sur ce qu’est une «nation» (Note 22).

Et pour nous, «minorités visibles» de la France, il est troublant de constater que celui que les français considèrent comme le père de leur nation, à savoir Ernest Renan, était un raciste pure et dure, qui n’avait pas oublié de tremper son cerveau et sa plume dans le venin de l’Hydre craché notamment par Gobineau, théoricien de l’inégalité des races  (Note 23)  puisque pour lui, Ernest Renan :

« la nature a fait une race d’ouvriers. C’est la race chinoise … une race de travailleurs de la terre, c’est le nègre : soyez pour lui bon et humain, et tout sera dans l’ordre ; une race de maîtres et de soldats, c’est la race européenne »… (Note 24)

Notre bon sens d’Africain et Afro-descendant ne saurait admettre que nous soit imposée un concept de «nation» créé par un «père fondateur» à la fois raciste et «humanitaire», présentant le visage du bon Docteur JEKILL, bienfaiteur de l’humanité, le jour, et le visage de Mister HYDE, criminel contre l’humanité, la nuit.(Note 21)

Notre bon sens ne saurait admettre que «nos pères à nous » ni nous mêmes, n’aient pas été appelés à donner leur consentement, ni le nôtre, à la création de ces prétendues nations, alors que toute nation repose sur le consentement du peuple qui entend se constituer en nation.

Ne nous contentons donc pas de la face pile, et jetons systématiquement un coup d’oeil sur….

5. LE REVERS DE LA MEDAILLE :

En France, au nom du «patriotisme-nationalisme-sportif franco-français» les «minorités visibles», n’ont jamais été aussi «visibles» et «intégrées» qu’à l’occasion des Jeux Olympiques, et de toutes les autres grandes manifestations sportives, d’une manière qui ne laisse personne dupe ou indifférent (Note 25). Mais est-ce réellement ainsi que nous voulons être traités : soit être «vus» comme « le problème» de la société française, à l’origine de son insécurité ? ou soit comme de parfaits « modèles d’intégrés », qui pour montrer leur niveau d’intégration chantent la Marseillaise ?  ou font semblant de la chanter ?  Porte-drapeau des JO Côté -jardin et celui de l’insécurité Côté-cour ?

Quoi de plus symbolique que l’exhibition d’un drapeau national, accompagnée de la remise d’une médaille et de l’hymne national lors d’une cérémonie officielle devant des personnalités officielles ? Quelle belle image pour la France, pays des droits de l’homme, pays «d’intégration» qui, d’un coup de baguette magique, rend «visibles» aux yeux du reste du monde, ses minorités invisibles, largement ignorées de ce reste du monde.

Mais est-ce que la vitrine, correspond à l’arrière-boutique ?

Coté -jardin : France terre d’accueil, intégration réussie,

Côté cour : immigration choisie, insécurité, débordements et «nettoyage au karcher» de la «racaille»(Note 26).

Côté-jardin: encensement des minorités visibles, rayonnement international de la France,

Côté-cour : dénigrement , «sportifs-voyous», «à l’image de la banlieue»,  qui «déshonorent le drapeau national», (Note 27).

Il ne faut donc pas se contenter d’admirer le côté face de la médaille. Il faut aussi la retourner pour examiner le revers.

Ceux qui nous reprochent de ne pas vouloir chanter la Marseillaise se moquent de nous, et nous manquent du respect le plus élémentaire, au même titre que ceux qui nous faisaient réciter «nos ancêtres les gaulois». Comprennent-ils réellement ce que signifient les paroles de ce chant de guerre qui appelle au meurtre et à faire couler le sang «impure» de « l’autre», jusqu’à saturation des nappes phréatiques ?

N’est-il pas paradoxal que ces paroles soient entonnées lors de rencontres sportives censées célébrer la fraternité, l’amitié… la paix entre les peuples ?

Les paroles barbares de ce chant de guerre sonnent étrangement à nos oreilles d’Afro-descendants-conscients-et-alertes, victimes directes de la barbarie et du crime de l’humanité de l’esclavage transatlantique.

Et  ce n’est pas sans un certain malaise, voire même un malaise certain, que nous les voyons marmonner sur les lèvres de certains sportifs originaires, malgré tout, du continent dévasté par l’esclavage, le colonialisme et le néo-colonialisme.

Christian Karembeu, qui n’a pas oublié qu’il avait un cerveau, a de manière exemplaire, expliqué son refus de chanter la Marseillaise : lorsqu’il se regarde dans un miroir, il ne voit pas un descendant de gaulois ! Et il ne comprend pas pourquoi ceux la même qui trouvent qu’il y a trop de noirs dans l’équipe de France leur reprochent de ne pas chanter la Marseillaise. Il considère qu’il faudrait en finir avec cette récupération politique du sport, et que s’il joue dans l’équipe de France, c’est parce que c’est une vitrine, pour que le monde connaisse son peuple, la « nation » Kanaks et la Nouvelle Calédonie, et ses problèmes (Note 28).

Comment peut-on, en effet, sans broncher, se soumettre à une injonction aussi paradoxale que stupide, nous « sommant » de chanter tout en nous interdisant de comprendre les paroles.

Dans ces conditions, pourquoi ne pas nous demander plutôt de chanter  «God save the queen» en version original ?!

Toute médaille a un revers : ceux qui nous rabâchent les oreilles avec les «valeurs de l’olympisme», sans nous dire lesquelles, (Note 29)  sont les mêmes qui rendent de vibrants hommages au «père» raciste de l’Olympisme. Aussi raciste qu’Ernest Renan, nourri au biberon et au venin de Gobineau, (Note 23),

Jean de Coubertin,  colonialiste et fier de l’être, se vantant  d’être

« un colonial fanatique » (Mémoires 1936), voyant dans le sport un moyen de soumission et de discipline des «indigènes», ne craignant pas d’affirmer que « les races sont de valeur différente et à la race blanche, d’essence supérieure, toutes les autres doivent faire allégeance » (Notes 30 et 31).

Ceux là mêmes omettent de nous rappeler que lors de la troisième olympiade de 1904 à St Louis (USA), les compétitions furent organisées séparément, en fonction de la « race » des compétiteurs (Note 31),

que les jeux de Berlin, de 1936 étaient censés célébrer aux yeux des autorités Allemandes et du monde, la supériorité de la race Germanique, «l’homme nouveau», «l’aryen»….  que certains commentateurs sportifs semblent appeler encore de leurs voeux… (Note 32)… tel qu’il nous est présenté par la Propagande Hitlérienne dans le film de Leni Riefenstahl « les Dieux du stade » ( Note 33), dont le titre a été bien étrangement repris par le Rugby Français pour faire la  promotion de ce sport, par des images qui rappellent plus étrangement encore, celles du film :

Que de surprises nous réserve le revers de cette Médaille !

 Aussi, après avoir bien examiné le revers de la médaille, tournons nous vers cet autre rivage à la quelle nous donne droit ….

6. NOTRE UNIQUE « PASSE-SPORT» : L’AFRIQUE, «BERCEAU DE NOTRE HUMANITE» 

Nous, les prétendues «minorités-(in)-visibles»  de la République ( (ex)nègres, (ex)hommes de couleur, ex(indigènes) ex(etc….) ) en attendant de pouvoir contrôler notre image, et de décider nous mêmes quelles images nous voulons donner de nous mêmes, nous pouvons au moins, prendre conscience de la force symbolique de l’image qui est projetée de nous et surtout contre nous. Il s’agit d’une guerre d’images et de symboles qui ne dit pas son nom.

Pour ceux qui nous taxent de «minorités visibles», et qui décident de ce qui est «visible» ou pas, notre visibilité, reflet de l’Afrique, est à l’heure du bilan des Jeux Olympiques, « en demi-teinte», «en manque de motivation», autant dire, inexistante.

C’est cette «(in)-visibilité» qui a été mise en exergue, par la presse occidentale, relayée par une certaine presse qui se dit africaine. Et nous savons que ce n’est pas seulement dans le domaine du sport qu’on veut nous rendre «(in)-visibles» .

Nous avons le devoir, si nous ne voulons pas être traités en éternels « mineurs = minorités = enfants » (= éternels «mineurs»= Sud Africains de Marikana = liquidés le 16 août 2012),

de prendre conscience du lien qui nous unit :

l’Afrique pardessus les fausses « nationalités » qui nous ont été imposées par les puissances coloniales et impérialistes. Nous ne devons pas nous satisfaire d’être «vus à la télé» pour avoir l’impression d’exister, tant que nous ne contrôlerons notre image, puisque le plus souvent, ce qui est «vu à télé», est marchandise jetable après usage.

Les Africains et Afro-descendants, artificiellement divisés en «nations» antagonistes, à l’occasion des Jeux Olympiques, doivent se voir tels qu’ils sont réellement. Ils doivent prendre conscience de leurs extraordinaires potentialités, dynamisme, énergie, force de résistance, trop souvent, mis au service des (anciennes) puissances coloniales et impérialistes ; utiliser cette énergie pour se reconstruire.

Cet incontestable et objectif bilan, nous autorise à affirmer que c’est uniquement parce que les Africains ont été dispersés dans le monde, et l’Afrique divisée, dépouillée de ses ressources économiques, financières, et humaines, que ce continent est relégué au bas du tableau des Jeux Olympiques, et implicitement, mais nécessairement au bas de l’échelle de l’humanité et des civilisations, dans la vision de ceux qui écrivent l’histoire (néo-coloniale).

7. NOTRE BUT : LA DECOLONISATION MENTALE TOTALE DE NOS ESPRITS ET DE L’AFRIQUE.

Nous voulons affranchir nos esprits des idées toutes faîtes qui nous empêchent de penser par nous mêmes.

Nous estimons que la liberté de penser et la démocratie ne consistent pas simplement dans la faculté de pouvoir choisir librement entre deux esclavages, ni entre le colonialisme et le néo-colonialisme.

Notre but n’est pas, à notre tour de faire une quelconque proclamation «d’auto-satisfaction» béate et puérile, niant réalité de la guerre néo-coloniale dont l’Afrique et la Diaspora sont entrain de crever. Nous sommes conscients des réalités sociaux économiques du monde dans lequel nous vivons.

Notre but n’est pas non plus de manifester un quelconque «complexe de supériorité», ni de propager d’autres stéréotypes, ni encore de vouloir renverser la hiérarchie raciale dont nous sommes victimes.

Notre but est de dénoncer ce système de pensée qui est précisément celui de la suprématie blanche, qui nous classe explicitement ou implicitement au bas de l’échelle de l’humanité et des civilisations, en se fondant sur des postulats sans le moindre fondement, à partir d’images stéréotypées, de slogans, de préjugés etc… faisant de nous les éternels perdants de l’histoire, boulets aux pieds de l’occident, bon et généreux supportant seul le poids de ce fardeau.

Et ce, pour pouvoir continuer une exploitation honteuse de l’Afrique et de la Diaspora, justifiée de surcroît par une opportune et miraculeuse malédiction divine. (Note 34)

Il serait suicidaire de poursuivre dans cette logique, en continuant de nous laisser gaver comme des oies «à l’insu de notre plein gré» de l’overdose mortelle d’informations empoisonnées et aliénantes dont nous sommes abreuvés, harcelés quotidiennement, sans relâche.

Face à cette agression nous devons nous protéger. Nous n’en survivrons que si nous apprenons à activer dans notre cerveau l’anti-poison le plus  efficace et le plus naturel : les rayons X de nos esprits critique ;

et ce, pour détecter la manipulation nocive qui pénètre par effraction dans nos crânes, nous conditionnant à penser, à agir contre nous mêmes.

Cette manipulation, qui commence au berceau, se fait sous formes d’injonctions paradoxales qui nous ordonnent «d’intégrer» nos supposées infériorité et incompétence et par voie de conséquence, la suprématie blanche.

Ces injonctions aussi subtiles que contradictoires nous intiment, d’abord l’interdiction de penser et de réfléchir par nous mêmes, puis de retourner contre nous mêmes les armes censées nous défendre : nous voilà enrôlés sans le savoir, comme des missionnaires ou des soldats «de bonne foi», et  de «bonne volonté», dans une phalange raciste qui s’ignore.

La manipulation nous fait croire que nous sommes devenus maîtres de nous mêmes, maîtres de nos pensées, alors qu’en réalité, c’est elle qui nous dicte chacune de nos pensées les plus intimes, nos paroles, nos actes à grand renfort d’images mentales, et d’informations en apparence objective ou anodine, mais destinées en réalité à façonner notre vision du monde, sans que nous en ayons conscience.

C’est une cure de désintoxication qu’il nous faut, pour résister à ce gavage, à ce harcèlement quotidien.

La méthode  consiste à traquer la négrophobie partout où elle vient se loger, muer comme un caméléon, muter, se fondre, se diluer, se cacher, pour tenter d’échapper à son prédateur naturel, son ennemi mortel : nos intelligences.

La méthode consiste à mettre en évidence le processus par lequel nous intériorisons, bon gré mal gré, nos supposées incompétence et infériorité congénitales, forgées de toute pièce par la Propagande Négrophobe, montrer comment certaines informations partiellement ou totalement vraies, sont présentées de manière à façonner à modeler l’opinion que nous nous en faisons, et que nous croyons être le fruit de notre raisonnement :

La liberté de penser n’est qu’une illusion, lorsque les esprits ne s’autorisent pas à penser librement. Elle est illusion lorsque la pensée elle même est conditionnés par les «chaînes mentales» invisibles de la propagande, qui pénètrent par effraction dans nos crânes.

Arrêtons de boire sans discernement le poison qui nous est servi et mettons en évidence les ingrédients qui le composent : images publicitaires, stéréotypes, «clichés mentaux», formules toutes faites, préjugés, diffamations, insultes, plaisanteries, bons-mots, calembours, affirmations sans fondement, mensonges, idées reçus, «ingérences» dans nos têtes et sur le continent, «interventions humanitaires», etc. : nous devons apprendre à les décortiquer, à les voir, les identifier et refuser de les propager à notre tour, en hurlant avec les loups dans l’espoir de nous faire accepter par la meute. Ce n’est pas en ingérant et en assimilant notre prétendue infériorité que nous parviendront à modifier cette vision et à nous faire accepter, respecter.

Ne nous laisserons pas impressionner par ceux qui cherchent à nous «intégrer» dans la suprématie blanche afin de nous diluer, sans laisser de trace, jusqu’à y laisser notre «peau», notre identité propre, héritage de nos ancêtres. Arrêtons d’être naïfs et hypocrites et de chanter  sous la direction d’un chef de choeur qui a arbitrairement décrété qu’en solfège aussi, « une blanche vaut deux noires » : que :  » le racisme ça n’existe, la négrophobie ça «n’existe pas» : « le racisme» ?  la «négrophobie» ?, où allez vous chercher ça ? Il est temps d’arrêter avec ça ! Ca n’existe pas, nous sommes métis, nous sommes tous égaux devant la loi et d’ailleurs, nous allons supprimer le mot race de la Constitution française et sans doute aussi des dictionnaires ! arrêtez de faire du racisme anti-blanc  » !

CONCLUSION

Nous ne voulons persuader personne que nous avons raison. Nous invitons en revanche le lecteur à vérifier par lui même les informations que nous donnons, à vérifier soigneusement toutes les notes de bas de page, et à réfléchir par lui même :

Voilà à quoi nous invite cette grille de lecture, et cette analyse.  Il ne s’agit pas de nier la situation d’échec programmée dans laquelle nous sommes. Mais la victoire est en nous. Tous les indicateurs montrent que nous avons incontestablement le potentiel pour vaincre la Négrophobie. Nous y parviendrons si et seulement si nous utilisons ce potentiel pour notre survie.

Ouvrons nos consciences, nos yeux nos oreilles, nos intelligences, comme Tommie Smith et John Carlos.

Puisque nous sommes dépouillés des moyens d’organiser nous mêmes, nos propres Jeux Olympiques, ceux-ci nous offrent, en revanche, une exceptionnelle occasion de détruire, et de dénoncer le mythe du racisme sur lequel l’occident a fondé sa domination et proclamé notre prétendue infériorité (congénitale).

Ne nous laissons plus enfermer dans les frontières géographiques et mentales tracées par les colons lors de la Conférence de Berlin.

Faisons voler en éclats ces frontières. Ne laissons plus les autres nous dicter nos nationalités, nos identités.

Soyons libres de revendiquer la Nation Pan-Africaine dont le seul «passe-sport » est notre « visibilité », c’est à dire, en réalité, ce que les média français cachent sous ce vocable : la couleur de notre peau, signe de notre ascendance Africaine et de notre Identité Commune.

Proclamons haut et fort la Nation (Pan)Africaine en toutes circonstances.

Soyons fiers d’avoir l’Afrique en héritage : elle est notre visage que les autres voient, et que nous ne voyons pas. Elle notre seule  « visibilité », notre phare lumineux !

Suivons le comme nous l’a conseillé Marcus Garvey, Afro-descendants, violemment arrachés du «Berceau de Notre Humanité» faisons notre «retour» spirituel, si ce n’est physique, vers l’Afrique. (Note 35).

Afro-descendants, et Africains du continent, c’est à nous, avant quiconque, que revient la tâche de relever le continent.

L’Afrique fait l’objet d’une guerre larvée, féroce, qui ne s’avoue pas comme telle : Comme au temps de la barbarie érigée en civilisation, des génocides, de l’esclavage, de la colonisation, de l’apartheid, les populations autochtones, sont chassées, obligées de fuir leurs pays, laissant le champ libre à leurs ennemis.

A l’image de cette jeune athlète somalienne de 21 ans, qui devait perdre la vie, montée à bord d’une embarcation de fortune pour tenter de rejoindre l’Occident et les JO de LONDRES, (36), toute la jeunesse africaine est transformée en «boat-people», attirée comme des papillons aveuglés et finalement brûlés par les lumières de la civilisation occidentale, où les survivants viennent échouer agonisants dans les ports de Lampédousa, de la Grèce et d’ailleurs où ils sont parqués, transformés en «sans-papiers», en clandestins, brefs, en sous-hommes, sans patrie, sans feu ni loi, et viendront grossir le groupe des minorité (in)-visibles, fauteurs de troubles et d’insécurité (Note 37).

Les paysans africains sont expropriés, dépossédés de leur terres, de leurs maisons, au profit des puissances néo-coloniales et impérialistes. La forêt africaine est ravagée au nom des mêmes intérêts.

Ceux qui résistent à cette exploitation honteuse, sont comme à Marikana ce 16 août 2012 en Afrique du Sud, massacrés, abattus, comme des chiens, à l’arme de guerre, non plus au nom du peu fréquentable «apartheid racial», mais sous la légitimité de «l’apartheid économique», apparemment «plus présentable» et plus démocratique !

En bref, nous continuons d’être spoliés, dépossédés de notre héritage, par ceux la mêmes qui nous dénient tout droit à réparation pour l’esclavage et la traite négrière transatlantique.

Aussi, notre seule et véritable intégration est la «Ré-Intégration dans le Berceau de Notre Humanité».

Nous avons une patrie et une identité : l’Afrique, c’est cela que l’on veut nous cacher, pour nous dépouiller de l’une et de l’autre. C’est vers elle que nos regards doivent se tourner.

C’est elle qui constitue le côté face de la Médaille de nos Olympiades. Nous en sommes le revers.

Le défi qui nous attend, symbolisé par les Jeux Olympiques, est immense. Mais au vu des résultats de cet année 2012, et munis de nos énergies rassemblées, de nos propres lunettes et non plus de celles du colon,  il est certain que nous le relèveront.

Nous savons désormais que l’Afrique et sa Diaspora sont debouts, et non pas rampants et agonisants comme voudrait nous le faire croire la Propagande Négrophobe.

Ce défi est à notre portée. L’union sera notre force, comme la division aura été notre faiblesse.

Malcom G.F.

Bekai Dembele, Africamaat

Le pacificateur, coordination technique

**********

Note 1 : Jeux Olympiques de Mexico 1968 : Tommie Smith  et John Carlos ont manifesté pour le respect des droits de l’homme noir dans l’Amérique raciste et ségrégationniste.

Christine Caron Porte drapeau de la délégation française à Mexico en 1968 nous apprend que Tommie Smith a tout perdu et n’a jamais trouvé un travail décent, « mais une chose est sûre : ce poing levé qui intéressait si peu à l’époque, est entré dans l’histoire»,

– in : Civis Memoria – Le jour où j’ai vu les athlètes noirs américains lever leurs poings sur le podium .

Voir aussi :

Tommie Smith et John Carlos poings gantés.mp4 – YouTube

Note 2 : Annexe : Tableau des médailles Pan-Africaines en annexe

Note 3  Jeux Olympiques d’été : Londres 2012, le tableau des médailles. – L’Equipe.fr)

Note 4 Le Figaro – Sport Business : JO : le classement insolite des nations)

Note 5 Olympics 2012: the alternative medals table | Sport | guardian.co.uk

Note 6 Jesse Owens, Hitler réaction – YouTube

Note 7 : Discours de Sarkozy à Dakar à l’Université Cheik Anta Diop le 26 juillet 2007  : Le président français déclare que le « drame de l’Afrique : … l’homme africain n’est pas assez entré dans l’Histoire …» Discours de Dakar de Nicolas Sarkozy, 26 juillet 2007 – YouTube

Note 8 : - daté de 25000 ans, l’os d’Ishango qui se trouve actuellement au muséum des sciences naturelles à Bruxelles prouve l’existence des mathématiques en Afrique à l’époque   ..l’os d’ishango

 - Ne pas manquer : Cheikh Anta Diop : le dernier pharaon | NPA

Note 9 JEUX OLYMPIQUES – L’Afrique et les Jeux, Une progression par paliers et un bilan atypique – Encyclopédie Universalis).

Note 10 : le code Noir  de Louis XIV faisait de l’esclave africain un bien-meuble, article 44Le Code noir de 1685

Note 11- Insolite / La naturalisation en question !

Cameroon-Info.Net :: Naturalisation – J.O Londres 2012: Françoise Mbango Etone en quête d’une qualification pour le compte de… la France

Gagnants, perdants | A Londres des Jeux

10 sportifs qui ont changé de nationalité – Eunice Barber

Note 12 (Jeux Olympiques de Londres 2012: l’Afrique en demi-teinte – La Nouvelle Tribune

Note 13 Les tops et les flops africains – JEUX OLYMPIQUES – FRANCE 24

Note 14  ACTUALITE NEGROPHOBE (INTER)NATIONALE « BRIGADE ANTI NEGROPHOBIE

Note 15 : http://www.bbc.co.uk/news/world-africa-19242382

Note 16  Le Figaro – Sport Business : JO : le classement insolite des nations :

Le Journal le Figaro a établi des classements alternatifs fondés sur des critères sociaux économiques mesurant l’efficacité des nation par un classement du nombre de médailles en fonction de la richesse du pays (PIB : produit intérieur brut), et par nombre de médailles par rapport au nombre d’habitants. Il en ressort que « La Jamaïque, est la nation la plus efficace aux JO»

Note 17 Le Guardian a lui aussi élaboré un classement des pays à partir de deux critères socio-économiques, la population et le PIB. En pondérant le nombre de médailles selon la population. Il en ressort que c’est la Grenade (110.000 habitants/ une médaille d’or, pour le sprinter Kirani James au 400 m) qui sort en tête, devant la Jamaïque et les Bahamas…

Note 18  La fiche de Keshorn WALCOTT , Athlétisme – L’Equipe.fr

Note 19 JO 2012 – Kenya : l’or sur 800 mètres et un nouveau record du monde pour David Rudisha | Jeuneafrique.com – le premier site d’information et d’actualité sur l’Afrique

Note 20 :  Dictionnaire Hachette Encyclopédique Grand format ed 2001, article Afrique : « la colonisation du continent a abouti au découpage de l’Afrique (conférence de Berlin 1884-1885), un même peuple s’est trouvé scindé en deux ou trois par des frontières. Jusqu’en 1914 se produisent l’occupation militaire des territoires reconnus à chaque pays européen, l’installation d’administration, une exploitation désordonnée des ressources ….»

Note 21 : Dictionnaire Larousse pages des locutions latines, grecques et étrangères , «Devide ut regnes» : divise afin de régner : Maxime énoncée par Machiavel et qui a été celle du sénat romain, de Louis XI, de Catherine de Medicis.

Note 22  Nation – Wikipédia

Note 23  Essai sur l’inégalité des races humaines – Wikipédia

Note 24 Ernest Renan – Wikipédia, Ernest Renan : La Réforme intellectuelle et morale, 1871 :  « La nature a fait une race d’ouvriers. C’est la race chinoise, d’une dextérité de main merveilleuse, sans presque aucun sentiment d’honneur ; gouvernez-la avec justice en prélevant d’elle pour le bienfait d’un tel gouvernement un ample douaire au profit de la race conquérante, elle sera satisfaite ; une race de travailleurs de la terre, c’est le nègre : soyez pour lui bon et humain, et tout sera dans l’ordre ; une race de maîtres et de soldats, c’est la race européenne. Que chacun fasse ce pour quoi il est fait et tout ira bien ».

Note 25 :  En France, lors de la coupe du monde de Football 1998, l’équipe de France a été re-baptisée, l’équipe «black-blanc-beur»

Note 26  « On va nettoyer au Karcher la cité » – Europe1.fr – Politique

Note 27 Point de non retour : qui peut encore supporter cette équipe de France ? | Atlantico

Notre 28 Christian Karembeu : « Je ne me suis jamais senti français (…) je suis de Nouvelle-Calédonie » – Nations Presse Info

Note 29  Le fantôme de Coubertin et une mystique d’extrême droite planent sur les JO : Lors de la cérémonie d’ouverture des Jeux olympiques, Jacques Rogge, président du Comité international olympique, a rendu un vibrant hommage à Pierre de Coubertin

Note 30  Mythologie des Jeux Olympiques: la mystification Coubertin

Note 31 Pierre De COUBERTIN : Le père peu présentable des jeux olympiques modernes … – Stop le sport-fric ! – BELLACIAO ),

Note 32 : Daphné Bolz : thèse de doctorat, publié en 2008 aux éditions du CNRS: « Les arènes totalitaires : Hitler, Mussolini et les jeux du stade »cité in Mythologie des jeux olympique Voir note 30),

– Coubertin a été le premier président du CIO suivi d’Antonio Samaranch, ancien ministre de Franco est membre des milices phalangistes vers 1936.  L’or, symbole du capitalisme, a remplacé la couronne de laurier dont les grecs honoraient leurs sportifs….

–  Pierre de Coubertin : « C’est Josef Goebbels, «ministre de la propagande» du régime Nazi, qui pour glorifier le Troisième Reich et le nazisme, adopta le nouveau rituel du relais avec la torche proposé par Carl Diem, organisateur des jeux de Berlin. Le parcours de la flamme depuis Olympie jusqu’à Berlin passa par la Bulgarie, la Yougoslavie, la Hongrie, l’Autriche et la Tchécoslovaquie, pays qui furent occupés militairement par le Troisième Reich quelques temps après».

Lutte Ouvrière Hebdo – Pierre de Coubertin, élitiste, misogyne, colonialiste et raciste : « La philosophie qui présidait aux Jeux modernes était sans ambiguïté : « La première caractéristique de l’olympisme est d’être une religion, disait-il. En ciselant son corps par l’exercice, l’athlète antique honorait les dieux. L’athlète moderne fait de même : il exalte sa race, sa patrie et son drapeau. »

Note 33  Les Dieux du stade (film) – Wikipédia

Note 34 sur l’origine biblique de la négrophobie :Malédiction de Cham

Note 35 Marcus Garvey (1887 – 1940) Souffle du Panafricanisme Episode 1 – AfricaMaat

Note 36 ‎[SOCIÉTÉ] ELLE TROUVE LA MORT EN TENTANT DE SE RENDRE AUX JEUX OLYMPIQUES ! | NegroNews

Note 37 Le naufrage des Boat people noirs – AgoraVox le média citoyen

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