LE PARISIEN ENFONCE LE CLOU DE LA NEGROPHOBIE STRUCTURELLE ?

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Après Dove, Carrefour… ne voilà-t-il pas que le quotidien Le Parisien enfonce, lui aussi, le clou de la Négrophobie Structurelle ?

En effet, en titrant :

« L’Elysée se penche sur la pauvreté »,

alors que l’on voit Le Président Macron se pencher au dessus d’une petite fille noire, Le Parisien ravive (in)consciemment ce que l’on pourrait qualifier de « préjugés dormants ». Préjugés qui, rappelons-le, ont été cruellement façonnées au sein d’un système qui s’est non seulement rendu coupable des méfaits liés à l’esclavage-négrier-occidentalo-chrétien et à la (néo)colonisation, mais aussi enrichi du fait de la somme de ses crimes perpétrés contre notre humanité, et ce, au nom de prétendues oeuvres civilisatrices.

Autant dire que cette image, à l’apparence gentillette et anodine, actionne, à notre insu, « une association d’idées » fortement stéréotypées représentant négativement « le noir » enfermé dans la posture de la faible victime (ici représentée par une innocente enfant). Laquelle ne se voit offrir d’autre choix que celui la prédestinant à être sauvée par le super-héros blanc (ou colon) : le président Macron (a.k.a Superman).

Métaphore qui, soit dit en passant, nous empêche de reconnaître, au premier abord, une des formes évoluée du SYNDROME TARZAN que nous avons déjà théorisé il y a quelque temps déjà.

Voilà pourquoi nous pensons que cette photo, servant à illustrer une information qui se veut objective, ne fait rien d’autre que perpétuer (in)volontairement une longue tradition de messages négrophobes « subliminalement » véhiculés par quelques entreprises (soi-disant) humanitaires et autres hommes et femmes politiques de tous bords. Lesquels sont conditionné.e.s à faire (in)consciemment rimer « misère du monde » avec personnes de couleurs « noir.e.s ».

Une fois ce constat dressé, comment Le Parisien espérait-il éviter qu’un oeil dépourvu de tout filtre analytique ne soit conditionné à voir dans ces « noir.e.s » autre chose que le synonyme de la »pauvreté » dont le pendant serait la richesse qui, de manière subjective, s’accorderait invariablement avec le monde « blanc » ? Ce plus encore si l’on sait qu’avec la force et le temps, la propagande raciste est subjectivement parvenue a rendre le mot nègre/noir synonyme du terme « esclave » ?

Ce qui est pour le moins ahurissant lorsque l’on sait qu’aucun peuple, aucun être humain n’est prédestiné à être esclave. Mais à en croire la définition « essentialiste », ne serait-ce que du Larousse, les noir.e.s semblent ici faire figure d’exception confirmant cette règle (in)variable ?

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Et pour cause, pour l’opinion publique constamment manipulée, qu’y a-t-il de plus miséreux qu’un.e noir.e, dont justement « LE CODE NOIR » (qui semble n’avoir jamais été annulé) a légalement décrété n’être rien d’autre qu’un « bien-meuble » ?

Rappelons au passage que, si la plus grande ruse du Diable est de nous convaincre qu’il n’existe pas, celle du Racisme d’État est de nous parler sans cesse de « la misère du monde [noir] » sans jamais en interroger ses causes. Car s’il daignait suivre cette voie, l’Etat français sait qu’il serait aussitôt démasqué, conscient que l’origine de ce mal est inextricable de sa logique impérialiste, prédatrice, coloniale et viscéralement négrophobe.

Or, à en croire notre montage photo, il semble qu’ayant senti venir l’ouragan de la polémique, Le Parisien ait choisi de faire subitement marche arrière en changeant la photo de présentation de cet article, au demeurant (implicitement) insultante pour les noir.e.s ? Car une fois de plus cette image subjective ne peut, et ne doit, absolument pas être interprétée en dehors du prisme que nous impose l’histoire d’une France esclavagiste et (néo)coloniale.

Heureusement qu’étant désormais capable de lire entre les lignes de la propagandeun certain nombre d’entre nous n’ignore pas que même si Le Parisien est, lui aussi, passé maître dans l’art d’exécuter le « MoonWalk », le mal (aussi implicite soit-il) a été bel et bien fait.

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Cependant que dire du site d’information « lesnouveautes.fr« , si ce n’est que nous sommes là encore confrontés à un « modeleur d’opinion » cherchant à nous faire croire que nous sommes aux premières loge du changement. Mais nous concernant, il n’y a strictement rien de nouveau sous le soleil de la #négropohobie structurelle. Pour preuve, les radiations qui s’en dégagent (im)perceptiblement continuent de nous discriminer dans les domaines de l’embauche, du logement tout en compliquant notre accès aux (hautes) sphères politiques, médiatiques ainsi qu’à celle censée nous garantir une justice équitable. Ce que ne ressentiront jamais celles et ceux que ce système raciste a stratégiquement placé à l’ombre de ces rayons en leur garantissant un statut de privilégié les protégeant des effets castrateurs du Racisme.

Que comprendre alors, lorsque ce passeur d’info évoque :

« Une journée pour démontrer qu’il [Emmanuel Macron] ne se préoccupe pas uniquement des « premiers de cordée » (…) ».

Nul doute qu’en première lecture, cette phrase laisse subrepticement se profiler la réalité d’une « (in)justice de classe », certes. Mais reliée à l’illustration qui l’accompagne, elle dessine aussi et surtout les contours d’une (in)justice de « Race ». N’en déplaise à tous les pseudos humanistes et moralistes qui croient encore que la France de 2017 reflète l’univers féerique « d’Alice aux pays des merveilles » (qui soit dit en passant est blanche comme le lapin).

Dit autrement, en première lecture, les « premiers de cordée » dont on nous parle ici sont certainement, voire incontestablement « les riches »qui, empruntant discrètement la voie des non-dits, nous révèlent que les derniers sont forcément « les pauvres ». Mais éclairé par le passé esclavagiste et colonial de ce « beau pays » et la photo qui verrouille la compréhension de ce texte, il peut difficilement être exclu qu’il nous est « subliminalement » indiqué que « les premiers de cordée« sont « blanc.he.s », tandis que les derniers sont « noir.e.s ». Exactement comme retranscrit hiérarchiquement dans l’échelle des « Races » inventées par les idéologues Européens pour permettre aux Etats impérialistes qui les missionnent, la justification des crimes coloniaux les plus fous. Et ce, bien que les représentants des institutions « républicaines » aiment clamer haut et fort que les « races » n’existent pas, alors que nous sommes constamment en proie à un Racisme institutionnalisé.

Bien que pris entre l’enclume et le marteau servant à planter le clou de notre infériorité supposée au plus profond de l’inconscient collectif français, l’heure est peut-être venue pour nous de comprendre que la guerre raciale qui sévit depuis des siècles et des siècles a encore changé de visage. Autrement dit, au lieu d’être frontales, les attaques dirigées à notre encontre sont désormais subliminales. Quant à la violence (légitime) du Racisme d’Etat, réalisons qu’elle n’est plus essentiellement physique… elle est désormais et avant tout psychique.

Bienvenue dans l’ère de la #neurocolonisation.

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La #négrophobie est une arme (neuro)coloniale d’aliénation et de destruction massive qui n’avoue pas son nom…

… armons-nous jusqu’aux dents pour la combattre !

Le pacificateur pour la #BrigadeAntiNégrophobie (B.A.N Page Officielle)

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