C’est donc en silence que la Négrophobie…

C’est donc en silence que la Négrophobie envenime, aujourd’hui encore, notre quotidien en se nourrissant à la source des crimes successifs que l’Etat français a sciemment perpétré – et continue de perpétrer sournoisement – contre notre humanité :

 

  • L’ESCLAVAGE OCCIDENTALO-CHRETIEN,
  • LA COLONISATION,
  • LA NEO-COLONISATION,

Ayant pris conscience que nos acquis sociaux et « raciaux » n’étaient aucunement le fruit d’un héritage que nous aurait amoureusement transmis cet Etat – qui s’affirme aujourd’hui de droit – mais bien la conséquence directe de la lutte entamée par nos ancêtres « Neg Mawons », il y a une poignée de siècles, nous avons accepté d’endosser la responsabilité de reprendre concrètement le flambeau de leur lutte… devenue la nôtre par héritage.
En dépit des apparences d’une égalité trompeuse affichée par le dit « pays des droits de l’homme », ce combat acharné pour notre totale liberté n’a jamais cessé d’être, et ce, malgré l’obscurantisme dans lequel l’Etat français continue de plonger la mémoire de nos héoro.ïne.s noir.e.s. Par cet acte hautement négationniste, il cherche à masquer le fait que notre Résistance a concrètement débuté le jour où l’Occident en général – et la France en particulier – a commis le crime incompressible de déporter le premier groupe d’africain.e.s noir.e.s pour les réduire en esclavage… du seul fait de leurs couleurs.

 

Plus que jamais conscient.e.s de cet héritage ancestral, depuis 2005 nous avons donc pris la décision de répondre favorablement à la déclaration de guerre que le Racisme d’État français (néo)colonial nous a clairement adressé, notamment à travers la proclamation officielle du « Code noir » qui ne semble n’avoir jamais été abolit, et dont l’esprit survit encore et malgré tout aujourd’hui à travers ses politiques FrançAfricaines et ultramarines, à l’origine de la décomplexion de la pensée, de la parole et des actes négrophobes… tant à l’intérieur qu’à l’extérieur de ses frontières.

 

Pris.e.s au piège entre les feux nourris de cette guerre (néo)coloniale qui n’avoue pas son nom, nous en avons conclu qu’à défaut de disposer des moyens qui nous permettraient d’élever une armée capable de riposter légitimement contre ces différentes formes d’agressions négrophobes, il ne fallait pas moins qu’une « brigade » pour tenter de résister aux frappes chirurgicales assenées par l’arme (néo)coloniale d’aliénation et de destruction massive que l’État français dirige quotidiennement contre l’ensemble des noir.e.s qui évolue sur son territoire : LA NEGROPHOBIE